ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR,
RECHERCHE ET TECHNOLOGIE
VIE ÉTUDIANTE
Développement de l'engagement associatif et
des initiatives étudiantes
NOR : MENS0101700C
RLR : 451-6
CIRCULAIRE N°2001-159 DU
29-8-2001
MEN
DES A6
Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie
; aux vice-recteurs des territoires d'outre-mer ; aux présidentes
et présidents d'université
o Les études
supérieures représentent une période formidablement
fertile en acquisitions, en expériences, et en découvertes.
L'enjeu ne réside pas seulement pour l'étudiant
dans un moment privilégié pour sa formation générale
et professionnelle, mais concerne également la découverte
et la construction de soi, l'épanouissement sur le plan
personnel, associatif, civique et culturel. Les étudiants
ne se privent pas, et ils ont raison, d'utiliser pleinement une
telle opportunité. Ils font preuve de capacités
d'initiative et d'engagement remarquables et multiformes. Cela
se manifeste notamment dans les engagements étudiants
tant dans le domaine du volontariat que dans le domaine sportif
ou culturel, qui se développent de plus en plus dans les
établissements. Les talents manifestés par les
étudiants, le sens du collectif, le sérieux voire
le niveau d'exigence dont ils font preuve sont des gages d'une
réussite professionnelle et sociale future.
C'est dans cet esprit et afin d'aider les étudiants à
monter et développer leurs projets que je vous propose
à la fois de créer les services qui y contribueront,
de mettre en uvre une reconnaissance de ces engagements
et de financer les projets notamment par l'intermédiaire
du fonds de solidarité et de développement des
initiatives étudiantes.
I - Le bureau de la vie étudiante
Dans quelques établissements
existent sous diverses appellations des structures correspondant
aux bureaux de la vie étudiante. Là où ce
n'est pas le cas, ces bureaux seront créés. Ils
constituent une interface entre l'étudiant et l'université,
un premier interlocuteur de l'étudiant et un point d'ancrage
pour les associations étudiantes dans l'établissement.
L'objectif est que les étudiants puissent trouver en un
lieu bien identifié, l'ensemble des informations utiles
à leur vie d'étudiant, à leurs démarches
administratives et à la réalisation de leurs projets
associatifs qu'ils soient dans le domaine culturel, sportif ou
social.
a) Les services offerts
Le bureau de la vie
étudiante constituera un point d'information dans des
secteurs divers : médecine préventive, accueil
des étudiants étrangers, accompagnement des étudiants
handicapés mais aussi activités culturelles et
sportives. On y trouvera aussi des informations sur le financement
des études et le logement en liaison avec les CROUS ainsi
que des antennes de la préfecture et de la ville. Chaque
établissement selon ses spécificités pourra
y adjoindre d'autres points d'information comme par exemple,
les stages, la création d'entreprise, la mobilité...
Le bureau a également pour rôle d'informer et de
conseiller les étudiants qui veulent fonder des associations
et conduire des projets collectifs.
Ce bureau devra avoir des antennes sur chaque site d'implantation
de l'université afin d'offrir à tous les étudiants
quels que soient leur lieux d'études les mêmes informations.
b) Les actions
Les élus étudiants
seront étroitement associés à la constitution
de ces bureaux de la vie étudiante qui comprendront en
outre des personnes ressources professionnelles, chargées
de mettre en uvre des moyens d'information et de communication.
Présences physiques reconnues, référentes
dans divers domaines, elles seront à la fois outil de
mémoire et de liaison. Elles apporteront conseils et assistances,
aideront à la création de réseaux et à
la recherche de partenariat. Elles encourageront la naissance
de nouvelles associations et tâcheront de conforter celles
qui existent. Elles mettront en uvre des actions de formation
pour les élus étudiants et les responsables associatifs
étudiants ; les porteurs de projets trouveront auprès
d'elles une aide à la réalisation de leur projet.
Elles pourront utilement participer comme personnalités
qualifiées à la commission chargée d'examiner
les projets étudiants en vue de l'attribution de financement.
II - Les engagements associatifs
a) Les types d'engagement
La vie associative
étudiante est le moyen privilégié de la
rencontre, de l'expression des différences, du partage
des valeurs ainsi que d'une ouverture sur l'extérieur.
Les engagements associatifs des étudiants s'exercent dans
des secteurs aussi variés que la culture, le sport ou
le volontariat étudiant, notamment dans le domaine de
la solidarité et des engagements citoyens.
Les universités veilleront par l'intermédiaire
des bureaux de la vie étudiante, à faciliter l'engagement
des étudiants, à développer les initiatives
et à en impulser de nouvelles dans le cadre de leur politique
d'établissement. Les priorités que se fixe l'université
peuvent l'amener à favoriser tel ou tel type d'engagement
sans pour autant freiner les initiatives étudiantes. Les
étudiants seront également aidés dans la
recherche de partenariat et de financement.
Devra en particulier être encouragé le volontariat
étudiant de solidarité. Des programmes tel que
le programme "action citoyenne étudiante" (ACTE)
permettent à des étudiants de participer à
des actions de solidarité. Ces étudiants à
la différence de porteurs de projet associatif ne sont
pas animateurs d'association. Ils ont un engagement de quelques
heures/semaine dans des domaines liés notamment à
la lutte contre les exclusions. Ce programme pourrait être
mis en uvre dans les universités, il constitue un
excellent vecteur de relation entre l'université et son
environnement.
b) La reconnaissance
des engagements
Les engagements des
étudiants doivent être reconnus.
Les établissements veilleront à attribuer aux étudiants
des locaux et des équipements et à donner tous
les signes nécessaires d'encouragements à l'esprit
d'initiative civique et sociale. Ainsi, dans l'esprit de la circulaire
du Premier ministre en date du 1er décembre 2000, les
établissements sont encouragés à signer
des conventions d'objectifs avec certaines associations stables,
dont l'action contribue durablement à l'animation des
campus et au développement de la vie étudiante.
Les contrats quadriennaux seront l'occasion de soutenir l'effort
de l'université en faveur des associations et des engagements
étudiants.
La reconnaissance de ces engagements peut prendre des formes
diverses.
S'il est indispensable de laisser leur pleine autonomie aux engagements
étudiants, des liens intelligents peuvent en effet être
imaginés entre l'action bénévole et les
formations suivies par les étudiants.
L'unité d'enseignement optionnelle constitue sans aucun
doute le meilleur moyen de validation de l'action étudiante
dans le cadre de la formation. Mais cela peut aussi prendre la
forme de stages, de rédaction d'un mémoire ou d'un
rapport, de mention sur le diplôme voire de bonification.
III - Le fonds de solidarité
et de développement des initiatives étudiantes
a) Un seul fonds : "fonds
de solidarité et de développement des initiatives
étudiantes"
Le FAVE est remplacé
par un nouveau fonds appelé "fonds de solidarité
et de développement des initiatives étudiantes"
(FSDIE).
Ce fonds est alimenté par une partie des droits d'inscription
acquittés par les étudiants auprès de leur
université, dont le montant est fixé chaque année
par l'arrêté qui détermine les taux des droits
de scolarité dans les établissements publics d'enseignement
supérieur relevant de l'éducation nationale. Par
ailleurs, ce fonds peut être abondé par d'autres
moyens provenant des universités ou d'une aide apportée
par les collectivités locales.
Les crédits du FSDIE sont affectés d'une part à
l'aide aux projets étudiants et d'autre part à
une aide sociale aux étudiants en difficulté.
Dans chaque université, le conseil d'administration, après
avis du CEVU, détermine les pourcentages de crédits
attribués à chacun des domaines dans les limites
de 70 à 80 % pour l'aide aux projets et 20 à 30
% pour l'aide sociale.
b) La gestion du fonds
Les crédits
du FSDIE sont gérés par une commission constituée
dans chaque établissement.
Cette commission est composée :
- des représentants des élus étudiants du
CA et du CEVU ;
- des représentants des associations étudiantes
de l'université ;
- des vice-présidents du CEVU ;
- du responsable du bureau de la vie étudiante ;
- du directeur du CROUS ;
- des assistantes sociales ;
- des représentants des mutuelles étudiantes ;
- éventuellement de personnalités qualifiées,
notamment issues des services des collectivités territoriales,
des services déconcentrés de l'État ou d'acteurs
associatifs locaux impliqués dans l'appui aux projets
des jeunes.
Chaque CEVU détermine le nombre et les modalités
de choix des représentants étudiants et fixe également
le nombre de réunions.
La commission siège en deux formations distinctes selon
qu'elle traite de l'aide sociale ou de l'aide aux projets, chacune
étant présidée par le président de
l'université ou par le vice -président enseignant
du CEVU.
La formation dévolue à l'aide aux projets comprend,
outre les vice-présidents du CEVU, les représentants
des élus étudiants, des associations étudiantes
de l'université, le responsable du bureau de la vie étudiante
et les personnalités qualifiées.
La formation dévolue à l'aide sociale comprend,
outre les vice-présidents du CEVU, les représentants
des élus étudiants, les assistantes sociales, le
directeur du CROUS et les représentants des mutuelles
étudiantes.
Les projets étudiants doivent faire l'objet d'un dossier
définissant les objectifs, les actions, les modalités
d'évaluation et présentant un budget en équilibre.
La procédure de dépôt et de gestion des dossiers
ainsi que les critères d'évaluation des projets
et les priorités de l'université seront portés
à la connaissance des étudiants notamment les délais
d'instruction et de versement des aides financières. Peuvent
être financés par exemple, les projets des associations
culturelles, sportives, des actions de bénévolat
étudiant et toute autre initiative collective des étudiants.
Les projets retenus par la commission sont présentés
au CA de l'établissement qui prend la décision
définitive d'attribution de crédits. Il sera également
informé de l'utilisation des crédits accordés.
Les reliquats de crédits doivent être réinvestis
l'année suivante dans le FSDIE.
L'ensemble de ces mesures doit permettre la mise en uvre
d'une véritable politique d'établissement dans
le domaine associatif et favoriser l'accroissement de la vie
associative et le développement des initiatives étudiantes.
Reconnues et soutenues dans l'université, elles doivent
concourir à l'amélioration de la vie étudiante.
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
La directrice de l'enseignement supérieur
Francine DEMICHEL
ENSEIGNEMENT PRIVÉ
Reconnaissance par l'État de l'École
supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction
de Cachan
NOR : MENS0101587A
RLR : 443-2
ARRÊTÉ DU 18-7-2001
JO DU 26-7-2001
MEN
DES A12
Vu code de l'éducation, not. art. L. 443-2,
L. 443-3 et L. 443-4 ; avis du CNESER du 2-7-2001
Article 1 - La reconnaissance par l'État
est accordée à l'École supérieure
d'ingénieurs des travaux de la construction de Cachan,
sise 28, avenue du Président Wilson, 94234 Cachan cedex.
Article 2 - La directrice de l'enseignement supérieur
est chargée de l'exécution du présent arrêté,
qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 18 juillet 2001
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
La directrice de l'enseignement supérieur
Francine DEMICHEL
ENSEIGNEMENT PRIVÉ
Reconnaissance par l'État de l'École
supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction
de Caen
NOR : MENS0101586A
RLR : 443-2
ARRÊTÉ DU 18-7-2001
JO DU 26-7-2001
MEN
DES A12
Vu code de l'éducation, not. art. L. 443-2,
L. 443-3 et L. 443-4 ; avis du CNESER du 2-7-2001
Article 1 - La reconnaissance par l'État
est accordée à l'École supérieure
d'ingénieurs des travaux de la construction de Caen, sise
1, rue Pierre et Marie Curie, 14610 Épron.
Article 2 - La directrice de l'enseignement supérieur
est chargée de l'exécution du présent arrêté,
qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 18 juillet 2001
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
La directrice de l'enseignement supérieur
Francine DEMICHEL
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